Archives de mot-clé : économie

Offre de paniers bio 2018

Qu’est ce que l’alimentation biologique ?

La culture biologique se distingue de la culture industrielle par ses techniques de production. Elle n’utilise ni pesticides, ni fertilisants ni semences génétiquement modifiées (OGM). La fraicheur des produits permet également une plus grande valeur nutritive. De plus, comme la production provient de la région, elle réduit de façon considérable les impacts négatifs du transport.

Une collaboration

Le comité environnement du SEECD a contacté la ferme du Sapin vert, un producteur local. La ferme est membre du réseau des fermiers de famille d’Équiterre et ses aliments sont certifiés biologiques par l’organisme Québec vrai. Notre collaboration serait à l’effet que le cégep pourrait servir de point de livraison pour tous les employés abonnés. Enseignants, personnel de soutien, professionnels, cadres, tous auraient la possibilité d’être abonnés et de recevoir au cégep un panier de produits biologiques. 

Comment ça fonctionne ?

La livraison des premiers paniers débute à la mi-juin et s’étale sur 20 semaines (fin octobre / début novembre). Plusieurs forfaits sont possibles, selon les besoins des membres, allant du petit au grand panier, avec une variation de prix conséquente et une fréquence également variable. Chaque semaine, à heure fixe, un livreur déposerait les paniers identifiés au nom de chaque membre dans un espace prévu à cet effet au cégep. Vous pouvez trouver la liste non exhaustive des légumes ici.

Ça vous intéresse ?

Nous aimerions savoir si ce projet vous intéresse avant de poursuivre notre démarche. Un minimum de membres est souhaitable avant de faire du Cégep un point de livraison pour notre communauté. Ça vous intéresse ? Contactez-nous !

Le mode de financement des cégeps

«Devant les demandes répétées de plusieurs acteurs du réseau collégial de discuter des problèmes occasionnés par le mode de financement, la ministre responsable de l’Enseignement supérieur a annoncé son intention d’amorcer des travaux sur cette question dès l’automne prochain.

La CSQ et ses fédérations du réseau collégial saisiront l’occasion pour présenter leurs solutions, en insistant d’abord sur l’urgence d’un réinvestissement dans l’ensemble des enveloppes du FABES. Aucune transformation des règles de financement venant uniquement modifier la distribution entre les cégeps – sans augmenter le budget global – ne saurait être acceptable.

Cette édition du Coup d’œil économique (CSQ) propose un tour d’horizon des enjeux entourant le financement des cégeps.»

Faire en commun : un paradigme social de transformation

David Bollier est auteur et un blogueur prolifique, un activiste de longue date, et un chercheur indépendant sur la question du mouvement des communs depuis plus de 20 ans. Il est l’auteur de «Commoning as a Transformative Social Paradigm» (printemps 2016). Le livre a été traduit en français par Maïa Dereva et publié à l’automne 2016 sous le titre « Faire en commun : un paradigme social de transformation ». L’essayiste écrit :

Pour faire face aux nombreuses et profondes crises de notre temps, nous sommes confrontés à une énigme qui n’a pas de solution simple : comment pouvons-nous imaginer et construire un système radicalement différent en vivant dans les limites d’un système en place qui résiste énergiquement au changement transformationnel ? Notre défi est non seulement d’articuler des alternatives séduisantes, mais aussi d’identifier des stratégies crédibles pour les réaliser.

Je crois que les communs — à la fois comme paradigme, discours, éthique, et ensemble de pratiques sociales — sont très prometteurs pour transcender cette énigme. Plus qu’une philosophie politique ou qu’un programme politique, les communs sont un processus vivant actif. Ils sont moins un nom qu’un verbe, car il s’agit principalement des pratiques sociales du faire en commun  les actes de soutien mutuel, les conflits, la négociation, la communication et l’expérimentation qui sont nécessaires pour créer des systèmes de gestion des ressources partagées. Ce processus rassemble la production (auto-approvisionnement), la gouvernance, la culture et les intérêts personnels en un seul système intégré.

Cet essai propose un aperçu rapide des communs, du faire en commun, et de leur grand potentiel pour aider à construire une nouvelle société. J’expliquerai la théorie du changement qui anime de nombreux commoneurs, surtout lorsqu’ils tentent d’apprivoiser les marchés capitalistes, de devenir les intendants des systèmes naturels, et qu’ils mutualisent les avantages des ressources partagées. Les pages suivantes décrivent une critique de l’économie et de la politique néo-libérales basée sur les communs, une vision de la façon dont les communs peuvent permettre une société humaine écologiquement plus durable, les principaux changements économiques et politiques que cherchent les commoneurs, et les principaux moyens de les atteindre.

Finalement, j’envisagerai quelque uns des effets qu’’une société centrée sur les communs pourrait avoir sur l’alliance marché/état qui constitue actuellement « le système ». Comment un monde approvisionné et gouverné par les communs changerait-il la politique ? Comment pourrait-il répondre aux pathologies interconnectées d’une croissance économique implacable, de la concentration du pouvoir des entreprises, du consumérisme, d’une dette insoutenable et d’une destruction écologique en cascade ?

La vidéo suivante présente le sujet principal de l’oeuvre :

Éducation : du conformisme à la pensée divergente

Dans ce court exposé illustré par des dessins à la fois très signifiants et amusants, Ken Robinson nous invite à prendre conscience à quel point le modèle industriel qui oriente l’école aujourd’hui est profondément conformiste. Quelle place peuvent y occuper la créativité et la pensée divergente ?

Une approche syndicale renouvelée

Avec la «nouvelle gestion publique», les valeurs et les modes d’opération de l’État sont largement inspirés du secteur privé et des principes néolibéraux. L’État va de pair avec le marché et ceci n’est pas sans conséquences sur l’éducation et sur la gestion du système éducatif. Dans ce contexte, où s’ajoutent les défis du monde contemporain (en termes d’environnement, d’énergie et de ressources), la communauté locale est appelée à jouer un rôle de premier plan. Le syndicalisme, comme acteur au sein de cette communauté, est amené à se transformer.

Le bureau syndical du SEECD estime qu’il pourrait être pertinent de renouveler l’approche syndicale en prenant appui sur le mouvement des Communs et sur les initiatives de Transition, où l’empowerment de la communauté et la démocratie participative sont des éléments essentiels. Cette perspective a été brièvement présentée dans les éditoriaux du bulletin syndical Panorama21 de février, mars et mai, de même qu’aux assemblées générales du 13 février et du 25 avril 2017. Cette approche sera discutée lors de la rencontre du 7 juin prochain, pendant laquelle il sera question d’un plan d’action stratégique local.

Un «commun» est constitué d’une ressource et d’une communauté d’usagers qui établit collectivement des règles de gouvernance de cette ressource. Le savoir, les connaissances, la pédagogie, les relations humaines et professionnelles, tout comme le cégep lui-même (comme organisation ou comme lieu physique) sont autant de ressources dont fait usage la communauté collégiale. De l’éthique à la pédagogie, en passant par la citoyenneté, l’environnement ou la technologie, la gestion commune s’articule autour de valeurs et de principes partagés par tous. Elle peut prendre autant de formes qu’il y a de groupes au sein de l’écosystème éducatif. Tout commence par l’engagement individuel et la volonté de coopération dans un objectif de bien commun. Dans cette perspective, le mouvement des communs place l’État dans une position nouvelle et se présente comme une vigoureuse alternative à l’appropriation privée par le marché.

Pour plus d’information sur les communs, il existe une documentation qui croit à chaque jour. Pour commencer, on peut lire le bref ouvrage d’introduction intitulé «La renaissance des communs» de David Bollier. Si vous êtes à l’aise à lire en anglais, nous vous suggérons le bref texte d’Ugo Mattei «First Thoughts for a Phenomenology on the Commons». Il existe aussi le livre «Commun» de Pierre Dardot et Christian Laval, dont Éric Martin de l’IRIS a fait un résumé intitulé «Du néolibéralisme au commun» (partie 1 et partie 2). Le SEECD a également produit une capsule vidéo sur les communs en éducation (adaptée d’une présentation) qui est disponible en ligne.

Concernant la pratique des communs, certains mouvements peuvent être très intéressants à observer. Parmi eux, on remarquera les Initiatives de transition qui cherchent à développer une approche holistique de la résilience des communautés. Ce sont des projets citoyens qui proposent des façons concrètes de s’organiser à petite échelle pour inspirer de grands changements, notamment en ce qui a trait aux défis que représentent les changements climatiques et la fin de l’ère du pétrole. Partout, des Initiatives de transition participent à créer le monde de demain avec une vision positive qui stimule l’engagement. On pourra consulter à cet effet le tout nouveau «Guide essentiel de la Transition» traduit en français. Pour quiconque désire aller plus loin, le «Manuel de Transition» (gratuit en anglais ici), de Rob Hopkins, largement inspiré des principes de la permaculture, est un ouvrage incontournable pour ceux qui désirent participer au changement dès aujourd’hui.

Veuillez confirmer avant le 1er juin si vous comptez participer à la discussion. Merci et bonne lecture !

 

Projet pilote de paniers biologiques

À la fin du mois de janvier, le SEECD vous informait d’une possible collaboration avec un producteur local à l’effet que le cégep pourrait servir de point de chute pour des paniers de légumes biologiques. Quarante personnes ont manifesté leur intérêt. Sachez que les démarches ont abouti et que le projet va se réaliser !

Le Comité des saines habitudes de vie prendra bientôt le relai en vous invitant à procéder à votre inscription aux paniers bio. Chaque jeudi, à heure fixe, un livreur déposera votre panier identifié à votre nom dans un local prévu à cet effet au cégep. Plusieurs forfaits seront possibles, selon vos besoins, allant du petit au grand panier, avec une variation de prix conséquente et une fréquence également variable.

En plus de renouveler votre assiette et de vous amener à découvrir de nouvelles saveurs, saviez-vous que ce projet participe au développement durable ? En soutenant l’agriculture et l’économie locales, vous participez à réduire l’émission de carbone produite par le transport des aliments, par l’utilisation d’engrais chimiques et de pesticides, ainsi que par l’emballage des produits et leur mise en marché… C’est un petit geste qui fait une grosse différence.

Le projet sera en phase «pilote» jusqu’au mois de juin. Pour plus d’informations, adressez-vous au Comité des saines habitudes de vie à la Direction des ressources humaines.

 

Projection du film «Demain» le 23 mars

Cette année nous célébrons l’arrivée du printemps avec la tenue d’un événement spécial, offert gratuitement à tout le personnel :

la projection du film DEMAIN

à la Salle Georges-Dor le jeudi 23 mars 

Cette projection, d’une durée approximative de 2h, débutera vers 16h15 et sera suivie d’un goûter où tout le monde est convié à discuter du film et de ses enjeux dans une atmosphère conviviale.

Ce 4 à 7 est organisé conjointement par les syndicats du personnel de soutien, des professionnelles et professionnels et des enseignantes et enseignants du cégep. Afin de préparer le goûter, nous vous invitons à nous informer de votre participation en cliquant sur le lien ci-dessous.

Je participe !

Affiche-projection-Demain-v03Au moment où la survie de l’humanité est menacée par plusieurs crises historiques, une équipe de jeunes cinéastes parcourt le monde à la recherche de solutions. Ils découvrent des initiatives inusitées dans une dizaine de pays dont la France, le Danemark, la Finlande, la Grande-Bretagne, la Suède et l’Islande où ils rencontrent des gens qui réinventent l’agriculture, l’énergie, l’économie, la démocratie et l’éducation. Cette aventure cinématographique a produit le film Demain de Cyril Dion et Mélanie Laurent.

Personne n’a envie d’être confronté à des choses terrifiantes. Pourtant nous devons les regarder en face, nous n’avons plus le choix. Alors, pour avoir la force de réagir, nous avons besoin de solutions accessibles, joyeuses… — Cyril Dion et Mélanie Laurent, cinéastes

 

La transition

Un peu partout, chacun trouve des solutions pour relever les défis énergétiques, financiers et environnementaux.

Si nous attendons après les gouvernements, ce sera trop peu, trop tard. Si nous agissons en tant qu’individus, ce sera trop peu. Mais si nous agissons en tant que collectivités, il se pourrait que ce soit juste assez, juste à temps

— Rob Hopkins

 

L’éducation, un bien commun ?

Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO, estime que

«l’éducation doit enseigner comment vivre sur une planète sous pression. Elle doit viser l’alphabétisation culturelle, sur la base du respect et d’une dignité égale pour tous, et contribuer à tisser ensemble les dimensions sociale, économique et environnementale du développement durable.»

C’est dans cette optique de développement que

«l’éducation et le savoir doivent être considérés comme des biens communs mondiaux. Cela signifie que la création des connaissances, leur contrôle, acquisition, validation et utilisation sont communs à tous les êtres humains en tant qu’effort collectif social. La gouvernance de l’éducation ne peut plus être séparée de la gouvernance du savoir.»

Voilà les principaux enjeux que pose l’UNESCO dans le document «Repenser l’éducation; vers un bien commun mondial?». Cette réflexion pose d’importantes questions sur les enjeux de l’éducation au XXIe siècle. Dans le contexte actuel, où les sociétés sont en pleine transformation, quels sont nos besoins et quelles devraient être les finalités de l’éducation? Comment celle-ci devrait-elle être organisée?

Il s’agit de notre avenir commun. Et l’avenir commence ici maintenant. Localement, dans notre cégep, comment peut-on faire valoir et protéger ce bien commun et comment peut-il être organisé? Voilà un important chantier qui mérite d’être entrepris.

«Avant le déluge»

Avant le déluge est un documentaire de Fisher Stevens, produit et narré par Leonardo DiCaprio. Le film, d’une durée de 1h35, porte sur les changements climatiques. Le titre fait référence à un triptyque du peintre Jérôme Bosch (1450-1516), intitulé Le jardin des délices. La peinture, composée de trois parties, décrit le paradis et l’enfer. Entre les deux se trouve l’oeuvre qui a inspiré DiCaprio et qui représente, à ses yeux, l’époque contemporaine.

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Le documentaire, diffusé gratuitement en ligne du 30 octobre au 6 novembre, a été vu par 45 millions de personnes. Il est encore disponible sur différentes plateformes.

Rappelons que le SEECD a pour projet d’organiser, la session prochaine, une journée de réflexion sur le thème de l’avenir avec l’intention de trouver des pistes de solutions communes applicables dans notre milieu de travail.